Après les écoles, les universités. Alors que se conclut la septième édition de la Semaine olympique et paralympique, opération de sensibilisation à la pratique sportive dans les établissements scolaires, le ministère de l’enseignement supérieur, celui des sports ainsi que la conférence des chefs d’établissements d’enseignement supérieur ont validé, vendredi 7 avril, une nouvelle feuille de route pour favoriser le développement du sport dans les universités.
La publication de ces objectifs fait suite à la remise, il y a deux mois, d’un rapport intitulé « Le sport, une ambition pour l’université » à France Universités. Cette institution, qui rassemble les dirigeants des établissements d’enseignement supérieur français, constatait alors que la place de l’exercice physique dans les universités restait largement insuffisante.
Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».
De nombreuses analyses ont mis l’accent sur la relative sédentarité des trois millions d’étudiants en France. Selon un rapport de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) datant du mois de janvier, seuls 60 % des étudiants déclaraient pratiquer une activité physique régulière.
Des crédits ECTS pour les enseignements sportifs
Avec ce nouveau plan, l’ambition est donc de continuer à démocratiser et intensifier l’activité physique des étudiants, au sein et à l’extérieur des campus. « Nous voulions transformer l’essai et créer les conditions, avec nos établissements, d’un renforcement de la pratique sportive de nos étudiants, pour leur santé et leur bien-être », s’est réjoui Sylvie Retailleau, ministre de l’enseignement supérieur, dans un communiqué. Pour cela, plusieurs mesures ont été annoncées afin d’aider les étudiants à concilier travail et sport.
Le développement de la pratique libre au sein des campus, en élargissant les créneaux d’ouverture des salles de sport universitaires, sera un pilier majeur du plan, tout comme la généralisation de l’octroi de crédits European Credit Transfer and Accumulation System (ECTS), le système européen d’évaluation des étudiants, pour les enseignements optionnels de sport.
Cette mesure, mise en place par l’université Paris Cité en 2022, dans le cadre de son dispositif expérimental « sport et santé », doit permettre à de nombreux étudiants d’aménager des heures d’activité physique dans leur emploi du temps. Un accompagnement particulier est prévu pour favoriser l’accès aux pratiques sportives pour les personnes en situation de handicap.
« Une composante à part entière de l’héritage des Jeux »
Les disciplines olympiques et paralympiques pourraient être les premières à bénéficier de ce programme, qui appelle à la réalisation de partenariats avec les fédérations sportives. Cela a, par exemple, été le cas pour la Fédération française d’aviron, qui participe depuis 2019 à l’organisation de la Coupe de France universitaire d’aviron.
Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».
Pour la ministre des sports, Amélie Oudéa-Castéra, ce projet s’inscrit dans la lignée des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 : « Cette approche partenariale est essentielle pour dynamiser durablement la pratique sportive de nos étudiants et en faire une composante à part entière de l’héritage des Jeux, qui doivent aussi inspirer le développement des compétitions sportives étudiantes », précise-t-elle dans un communiqué. La création d’une « Universiade », événement sportif interétudiants, est programmée au printemps 2024.
Pour faciliter le financement de ces mesures, un seuil minimal (7 % à 8 %) de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), dont s’acquittent chaque année les étudiants en formation initiale, pourra désormais être consacré aux dépenses sportives. Le dispositif Pass’Sport, expérimenté pour la première fois à l’automne 2021, sera également reconduit. Cette allocation de 50 euros, qui a bénéficié à 1,2 million de personnes en 2022, malgré les 6 millions d’allocataires potentiels, doit permettre aux boursiers de financer tout ou partie de leur inscription dans les clubs.

